• back
  • 1.1.10-ÉCHANGES COMMERCIAUX

  • header fr 
  • Échanges commerciaux

    Chapitre 1 - Le marché mondial du coton - Généralités

     
     

    Le commerce mondial du coton est passé de 2,6 millions de tonnes en 1950/51 à 4 millions de tonnes au début des années 70, pour atteindre 5,8 millions de tonnes en 1986/87. Les exportations de coton s’élevaient en moyenne à 5,9 millions de tonnes pendant les années 90 et ont atteint le chiffre record de 9,7 millions de tonnes en 2005/06 (voir figure 1.14). Parmi les sept premiers pays producteurs de coton, seul l’Ouzbékistan ne figure pas parmi les sept plusgros consommateurs. En 2005/06, 40% de la production mondiale de coton faisaient l`objet d’échanges internationaux, et la valeur des exportations mondiales atteignait quelque $E.-U. 12 milliards.

     

    1.1.10.fr1 

     

    Source: ICAC


    Selon les projections, le commerce international devrait porter sur 8 millions de tonnes de coton (voir figures 1.14 et 1.15) en 2006/07. La production est inférieure à la consommation industrielle en Chine, au Pakistan et en Turquie. Ces trois pays représentaient 15% des importations mondiales en 2000/01, et 40% en 2006/07, alors que les importations ont diminué dans le reste du monde.

     

    1.1.10 fr2 

     

    Source: ICAC


    Si les échanges mondiaux de coton ont progressé, c’est essentiellement du fait de l’augmentation marquée de la consommation de coton en Chine. En 2005/06, les importations chinoises de coton ont fait un bond en avant pour atteindre 4,2 millions de tonnes, soit 44% des importations mondiales, ce qui a entraîné des échanges commerciaux record. Les stocks en Chine s’étant contractés à des niveaux minimums, le gouvernement a décidé de favoriser les importations en établissant des contingents à l’importation suffisants pour équilibrer l’offre et la demande, abaisser les prix intérieurs, et accroître la compétitivité de l’industrie textile.

     

    Pour la cinquième campagne consécutive, la Turquie est le deuxième importateur mondial de coton avec 700 000 tonnes, soit 8% des importations mondiales en 2006/07. Entre 1998/99 et 2004/05, la consommation par les usines a progressé de 450 000 tonnes pour atteindre 1,55 million de tonnes. La Turquie est toutefois elle aussi confrontée à la concurrence des exportations de textiles en provenance d’Asie, et en 2006/07 la consommation industrielle devrait se maintenir à 1,55 million de tonnes. La production de coton en Turquie restant en deçà de la consommation qui ne cesse d’augmenter, les importations demeurent une source d’approvisionnement importante.

     

    A partir de 1999/2000, l’Inde est devenue un des principaux importateurs de coton, sa production ayant baissé du fait de la diminution de la surface plantée et de la sécheresse. Pendant la même période, la consommation des filatures indiennes est restée stable à environ 2,9 millions de tonnes, soutenue par des exportations vigoureuses de filés de coton et les exportations de textile vers les marchés asiatiques, les États-Unis, le Canada et le Mexique. En 2001/02, l’Inde a importé 520 000 tonnes de coton, soit 8% des importations mondiales. En Inde, la surface plantée et les rendements ont augmenté en 2004/05, ce qui a permis de récolter 3,9 millions de tonnes. Du fait de l’augmentation de l’offre nationale, les importations de l’Inde ont diminué pour tomber à 150 000 tonnes. Cependant, en 2005/06, la production indienne commença à dépasser la consommation industrielle et, au lieu d’importer du coton, l’Inde en a exporté 700 000 tonnes, se plaçant ainsi au troisième rang des exportateurs mondiaux. Pour 2006/07, les exportations indiennes sont estimées à 960 000 tonnes.

    Au Pakistan, la consommation de coton continue de progresser rapidement pour satisfaire la demande à l’exportation. Entre 1998/99 et 2006/07, la consommation par les filatures pakistanaises a augmenté de 6% par an pour atteindre quelque 2,6 millions de tonnes..


    1.1.10 fr3 

     

    Source: ICAC

     

    Selon les projections, les importations mondiales de coton devraient atteindre 9 millions de tonnes en 2007/08, au plus haut depuis les 9,7 millions de tonnes de 2005/06 (voir figures 1.6 et 1.17). L’augmentation de la production dans les pays importateurs a entraîné un recul des importations mondiales, lesquelles sont passées à 8,2 millions de tonnes en 2006/07. L’augmentation de l’offre et la diminution des importations mondiales en 2006/07 sont essentiellement attribuables à la Chine (continentale) du fait de son offre nationale record. La Chine (continentale), la Turquie, le Bangladesh, l’Indonésie, le Pakistan et la Thaïlande sont devenus les plus gros importateurs de coton au cours de la dernière décennie. Dans ces pays la production de coton ne pouvait pas répondre à la demande croissante des filatures. Les courants d’échange du coton se sont considérablement modifiés au cours de la dernière décennie. Les pays industrialisés (Amérique du nord, Europe occidentale, Australie et Japon) absorbaient 28% des importations mondiales et représentaient 36% des exportations mondiales en 1998/99. Le recul de la consommation des filatures dans les pays industrialisés et l’augmentation rapide enregistrée en Asie, ont conduit à un changement majeur de destination pour les importations mondiales. En 2006/07, les pays industrialisés absorbaient 8% des importations mondiales de coton et représentaient 45% des exportations mondiales. La part des pays industrialisés dans le commerce mondial devrait selon toute vraisemblance passer respectivement à 7% et 46% en 2007/08. L’Asie est devenue la destination première des expéditions de coton au cours de la dernière décennie. En 1998/99, l’Asie représentait 65% de la consommation mondiale en filature, 50% des importations mondiales et 10% des exportations mondiales. En 2006/07, l’Asie représentait 81% de la consommation industrielle, 76% des importations mondiales et 15% des exportations mondiales. Pour 2007/08, les projections laissent à penser que l’Asie représentera 82% de la consommation en usine, 79% des importations mondiales et 16% des exportations.

     

    1.1.10-fr4 

     

    Source: ICAC

    TCe sont les exportations en provenance des États-Unis qui permettent de satisfaire l’essentiel de l’augmentation de la demande mondiale à l’importation. Une offre de coton abondante aux États-Unis et la diminution de la consommation par les usines ont débouché sur des exportations américaines record de 3,8 millions de tonnes en 2005/06. Pour 2006/07, les exportations américaines sont estimées à quelque 2,95 millions de tonnes du fait du recul de la production aux États-Unis et de la diminution des importations de la Chine.

    Les autres plus gros exportateurs sont l’Inde, l’Ouzbékistan, l’Australie, l’Afrique occidentale et le Brésil. Les exportations en provenance d’Ouzbékistan ont décliné, passant de 1,3 millions de tonnes en 1992/93 à 660 000 tonnes en 2003/04. Si les exportations ont régulièrement baissé, cela est dû au recul de la production et à l’augmentation de la consommation industrielle. En 2004/05 et 2005/06, la production a rebondi en Ouzbékistan et les exportations sont passées à 1 million de tonnes, soit 10% des exportations mondiales. En Ouzbékistan, la surface consacrée à la culture du coton devrait rester stable au cours des prochaines campagnes. Dans le même temps, l’Ouzbékistan devrait continuer de développer sa capacité de filature, et utiliser ainsi davantage de coton national tout en réduisant l’offre à l’exportation.

    Entre 1991/92 et 2002/03, le Brésil était importateur net de coton. Au cours des dernières campagnes, la production de coton a commencé à augmenter rapidement grâce à une production commerciale à fort rendement au centre du Brésil, notamment dans l’État du Mato Grosso. En 2003/04, la production de coton au Brésil excédait la consommation de près d’un demi-million de tonnes, et les exportations du Brésil ont atteint 430 000 tonnes en 2005/06.

    Les exportations en provenance de la zone CFA (Afrique francophone) ont atteint le niveau record de plus d’1 million de tonnes en 2003/04 et les exportations dépassaient à nouveau 1 million de tonnes en 2005/06. La région connaît une réorganisation de la filière cotonnière, plusieurs pays adoptant des mesures préconisées par la Banque mondiale et les pays donateurs pour encourager les privatisations. La production en Afrique francophone risque de diminuer pendant les années à venir. La baisse des prix du coton, causée en partie par les subventions versées par les pays développés et en partie par l’affaiblissement du dollar contre le Franc CFA, est une source de mécontentement particulière pour les producteurs africains.

    La production australienne a souffert de sécheresses sévères ces dernières campagnes, ce qui a entraîné un recul marqué des exportations. En 2004/05, les exportations australiennes sont passées à 435 000 tonnes, contre 850 000 tonnes en 2000/01. Pour la période 2006/07, les exportations en provenance d’Australie devraient, selon les prévisions, s’établir à 500 000 tonnes car les stocks sont en baisse. L’Australie ne représentait que 7% des exportations mondiales en 2004/05, contre 14% en 2000/01.

    Exports from the CFA zone (francophone Africa) reached a record of more than 1 million tons in 2003/04 and exports were above 1 million tons again in 2005/06. The region is experiencing a reorganization of its cotton sector as several countries adopt policies encouraged by the World Bank and donor countries to encourage privatization. Production in francophone Africa may decline in coming years. Lower market prices for cotton, caused partly by subsidies paid in developing countries and partly by a weakening of the United States dollar against the CFA, are a particular source of dissatisfaction among African producers.

    Australian production has suffered from severe drought during the past several seasons, leading to a sharp decline in exports. In 2004/05 Australian exports fell to 435,000 tons, compared with 850,000 tons in 2000/01. Exports from Australia are projected at 500,000 tons during 2006/07 as stocks are being drawn lower. Australia accounted for only 7% of world exports in 2004/05, compared with 14% during 2000/01.