• back
  • 4.10.7-EXEMPLE CONCRET

  • header fr 
  • Exemple concret

    Chapitre 4 - Négoce du coton -Contrats à prix minimum garanti    

     
     
    Imaginons que nous sommes en septembre 2007, et qu’un producteur au Sénégal souhaite vendre son coton à un négociant. Il sait qu’entre janvier 2008 et mars 2008, il disposera de 2 000 tonnes par mois. Le producteur appelle donc le trader pour lui demander un prix, et celui-ci donne un prix ferme de 60,00 cents la livre, avec livraison de janvier à mars 2008.

    Dans le même temps, supposons que le prix du contrat à terme mars 2008 de l’ICE soit de 62,00 cents la livre.

    Le producteur accepte le prix du marché, et sait qu’à ce prix il ne perdra pas d’argent. Mais il estime que le marché de l’ICE pourrait bien continuer d’augmenter pendant quelques mois. Il demande donc au négociateur combien il lui en coûtera de transformer le contrat en contrat à prix minimum garanti. Tel que cela a été expliqué plus haut, ce coût sera déduit du prix du contrat. Dans notre exemple, le trader indique que le coût du contrat à prix minimum garanti est de 2,00 cents la livre, de sorte que le prix final du contrat sera de 58,00 cents la livre.

    À 58,00 cents la livre, le producteur reste satisfait de la vente, il peut en plus bénéficier d’une éventuelle augmentation du marché à terme ICE. Si le contrat ICE mars 2008 passe à 67,00 cents la livre avant une date précise indiquée dans le contrat, le producteur a le droit de fixer le prix minimum garanti et d’ajouter 5,00 cents la livre au prix, ce qui amène le prix final à 63,00 cents la livre.

    Si le marché à terme ICE ne fluctue ni à la hausse ni à la baisse, alors le prix du contrat reste inchangé. Dans ce cas là, le producteur peut se dire qu’il aurait mieux fait de vendre le coton, plutôt que de souscrire une assurance prix minimum garanti. Avec le recul, ce n’est pas faux – mais le recul est un luxe que le producteur n’a pas. Si le producteur souhaite spéculer et prendre le risque que le marché fluctue, la décision lui revient. Si le producteur souhaite se protéger contre un éventuel effondrement du marché tout en se ménageant la possibilité de profiter d’une éventuelle augmentation du prix, alors il devrait envisager de conclure un contrat à prix minimum garanti.

    N’oublions pas que les prix des contrats à terme ICE sont publiés en ligne en direct, de sorte que le producteur qui vend avec un contrat à prix minimum garanti peut suivre l’évolution du prix et décider du moment où fixer le prix du contrat.