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  • 2.2.2-MATURITÉ

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    Chapitre 2 - Ajout de valeur au coton -Incidence des propriétés de la fibre de coton sur les...

     
     

    La maturité, qui est dans une grande mesure déterminée par les conditions de culture, peut être définie comme l’épaisseur relative de la paroi (en d’autres termes la surface de la paroi cellulaire par rapport à celle d’un cercle de même périmètre que la fibre, ou le ratio entre l’épaisseur de la paroi cellulaire et le diamètre de la fibre). Des coupes transversales de fibres à différents degrés de maturité sont représentées à la figure 2.13.


    2.2.2 fr 

     

    La maturité affecte généralement davantage l’apparence du tissu et les défauts que n’importe laquelle des autres propriétés de la fibre. Elle est communément mesurée par test courant d’air et double compression, bien que la mesure de fibres uniques (AFIS®, par exemple) soit utilisée pour obtenir davantage d’informations, y compris sur la répartition de la maturité et la présence de fibres immatures ou mortes. Il existe différents moyens d’exprimer la maturité, les deux plus usités étant le taux de fibres mûres (FM) et le ratio de maturité (RM). Pour le RM, un niveau d’au moins 0,9 est souhaité (de préférence 0,95) et pour FM 80% est souhaitable. La maturité de la fibre de coton a une incidence considérable sur la formation des neps, l’absorption des teintures et l’apparence après teinture. Les variations de la maturité dans un lot de fils ou de tissus peuvent entraîner l’apparition de stries/barré (variations de l’apparence après teinture). Cependant, c’est non seulement la maturité moyenne qui est importante, mais aussi la répartition de la maturité. Un petit pourcentage de fibres immatures ou «mortes» peut ne pas affecter outre mesure la maturité moyenne mais peut affecter de manière significative l’apparence du fil et du tissu, notamment les neps et les points blancs (white specks) qui peuvent uniquement toucher environ 0,5% (en poids) des fibres. Les fibres teintes immatures présentent un aspect plus clair, principalement parce qu’elles sont plates, semblables à un ruban non uniforme et du fait de la longueur de trajectoire plus courte de la lumière qui passe à travers la paroi teintée plus fine, et pas tant parce qu’elles absorberaient moins la teinture, la différence de réflectance de la lumière par rapport aux surfaces «plates» intervenant aussi dans ce phénomène (neps brillants, par exemple). Cependant, la désorption rapide de la teinture des fibres immatures peut aussi jouer un rôle. Les pertes au dégraissage et au finissage sont également considérables pour les cotons immatures, parce qu’ils présentent une teneur en fibres non cellulosiques plus grande. La maturité de la fibre a aussi une incidence sur la brillance. L’immaturité peut aussi être associée au collage et à la surimpression au rouleau du fait d’un excès de sucre, notamment lorsque le taux d’humidité est particulièrement élevé. Nous savons que le peignage permet d’enlever les fibres relativement immatures et fines.